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Un bel été au camp papillon et de beaux projets pour la Fondation

08 juillet 2016
Pour beaucoup d’enfants et de parents, la fin d’année scolaire demande une bonne préparation, mais représente aussi un temps pour se détendre et profiter de la vie. Pour un parent d’enfants déficient intellectuel, le défi des vacances scolaires est énorme. Pour nous, les vacances se planifient en janvier, car il faut se positionner pour les camps d’été spécialisés. Il y a très peu de camps offerts, et une très grande demande, les places sont donc limitées. Plus notre enfant vieilli, moins il y a d’options, mais les besoins demeurent les mêmes. Henri-Louis a besoin d’une stimulation constante et d’une assistance en vue de réaliser tous les gestes de base comme manger ou s’habiller.


Henri-Louis doit être stimulé, pour préserver ses acquis gagnés au fil de beaucoup d’efforts et il veut aussi bouger! Heureusement, nous avons trouvé le camp parfait pour lui avec le camp Papillon. Là-bas il est connu et il est aimé de tous, ce qui est important et rassurant pour moi et mon mari.


Il y a des centaines de familles dans la même situation que nous. Je vous en parlais d’ailleurs un peu l’an dernier, ces camps ont une grande importance, tout comme le reste des moyens d’encadrement permettant à nos jeunes de trouver une routine qui les réconforte.


De mon côté j’aurai un été assez chargé car les projets pour la Fondation abondent. Nous avons d’abord gagné un nouveau partenaire dynamique dans la dernière année, avec le Musée des beaux-arts de Montréal, avec qui nous tentons de développer un nouveau projet axé sur la musique. Ce projet vient d’ailleurs de recevoir un important coup de pouce de la Fondation Evenko, qui nous a octroyé 20 000$. Nous vous en dirons plus bientôt sur ce projet et comment nous aider.


De plus, d’autres projets évoluent pour 2017 et j’ai très hâte de vous en dire plus mais je vais me limiter à vous dire que je suis heureuse de voir qu’à Montréal les gens prennent de plus en plus conscience des besoins de nos petits rois et se montrent définitivement ouverts à supporter nos projets de toutes sortes de manières.


Avant de vous quitter, j’aimerais vous parler d’un projet qui germe au sein de la fondation, celui de créer une résidence pour nos petits rois. Notre vie de parent est une constante coordination. Aider un enfant handicapé est aussi une grande leçon d’humanité. Depuis que Henri-Louis est tout petit, nous le supportons dans ses apprentissages et nous souhaitons qu’il ait sa vie et qu’il s’épanouisse. C’est dans cet état d’esprit que nous souhaitons créer une résidence dédiée à nos jeunes déficients qui sera avant tout un milieu de vie et de partage pour eux. On veut donner la chance à nos enfants de sortir de la maison et de vivre leurs vies et de poursuivre leurs apprentissages et leur stimulation en groupe. Les jeunes déficients apprennent rapidement à cohabiter dans les classes et nous voulons qu’ils profitent de cette vie sociale au fil de leur vie, plutôt que de les confiner dans un certain isolement. Je vais travailler sur ce projet au cours des prochains mois.


Enfin, comme vous le savez, nos jeunes doivent se trouver un petit emploi à la fin du programme scolaire (à 21 ans) et la Fondation est sur le point de confirmer quelques nouveaux plateaux de travail fort excitants pour eux.


Nos petits rois n’arrêtent jamais et nous non plus!

Bon été.


Vânia